Un livre intense et bouleversant.

Note : 5/5.

Reparervivants

Il m’a fallu un petit temps pour m’habituer au style de Maylis de Kerangal, très haché et parfois à la limite du name dropping… mais au bout de quelques pages, j’ai été happée par cette histoire qui se lit d’une traite.

La tragédie frappe un jeune homme fan de surf, Simon, un dimanche matin au retour d’une sortie dans les vagues. Tout s’écroule alors pour sa famille : comment réagir à la mort qui frappe si brutalement ? Comment se résoudre à l’incompréhensible ? Face à leur sidération, un autre enjeu prend le pas : en état de mort cérébrale, Simon est un donneur d’organe potentiel. C’est donc l’aventure médicale, de la délicate relation avec les proches en deuil jusqu’à la réalisation minutieuse du transfert des organes, qui se déroule alors, dépeinte avec une attention particulière envers les différents protagonistes. Chaque acteur de cette aventure prend vie par petites touches, chacun décrit à travers une passion, qu’elle soit sportive, artistique ou amoureuse.

Ce livre court et dense m’a vraiment touchée, à tel point que je me suis sentie un peu sonnée après l’avoir fini, et surtout que j’ai eu vraiment du mal à revenir à ma lecture précédente qui me paraissait soudain bien fade (une saga fort populaire actuellement avec des dragons et des morts-vivants, ça devrait vous rappeler quelque chose). Finalement, je n’ai réussi à enchaîner qu’avec la lecture de bon vieux classiques. Réparer les vivants, déjà un classique ? Peut-être bien…

claire

Réparer les vivants, par Maylis DE KERANGAL. Éditions Verticales, 2014.

 

 

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