Lady Helen

Entre romance à la Jane Austen et Fantasy Noire.

Note : 5/5.

Je finissais justement ma correspondance à Lady Helen, quand je me suis dit que je pouvais vous faire une petite critique de ce roman coup de coeur !

Ma chère Lady Helen Wrexhall !

Comme il m’a été difficile de refermer le tome 2 de vos aventures, après 1148 pages en votre charmante et tonique compagnie, le petit doigt en l’air en tenant ma tasse de thé, et l’autre main sur mon couteau en verre caché sous mon ample jupon…

Qu’il a été délicieux de faire votre connaissance, très chère, vous, fille de Lady Catherine, comtesse de Hayden, dont on chuchote dans les cercles très privés qu’elle était atteinte de folie, et que sa mort tragique lui a évité de bien pires ennuis…., jetant ainsi sur votre douce personne un soupçon d’opprobre au relent délicat de scandale…

Recueillie par votre oncle, vous vous apprêtiez en cette année 1812, à Londres, à faire votre entrée dans le monde, en vous présentant à la cour devant la reine, dans le respect total et absolu de l’étiquette,

Ah oui, chère Lady, pour une entrée, elle fut fracassante !!!

Car cette aristocratie pudibonde cache en fait de sombres desseins, entre disparition, meurtres, tendances licencieuses, vous avez fort à faire, Lady Helen, vous qui êtes dotée d’étranges pouvoirs dont le Club des mauvais joueurs voudrait faire usage… Votre rencontre avec Lord Carlston, un homme à la réputation sulfureuse, va marquer la fin de votre vie superficielle et insouciante, pour vous plonger dans les pires ténèbres…

J’ai plus que hâte de vous revoir dans le tome 3.

Votre tendre amie,

Fanny

Vous l’avez compris, quand on se met à écrire à l’héroïne d’un roman, c’est que vraiment on est déjà bien atteint !

Atteinte, oui, par le style de l’auteure, nous plongeant dans ces années de Régence en Angleterre, où chaque petit détail sonne tellement juste ( l’auteure s’est beaucoup documentée pour écrire ce roman, sur la politique, la mode, la météo, les faits divers de l’époque… ), et la reconstitution nous permet de nous projeter facilement dans ce monde so british.

Atteinte, également, par l’héroïne, dont la mesure, l’intelligence, la délicatesse, la noblesse nous font l’aimer immédiatement et sans condition, bref nous sommes toutes des Lady Helen ! Son personnage évolue au cours de ces deux tomes, en maturité, en prestance, en assurance, elle se rend compte que de soumise, elle doit devenir leader, et cette prise de conscience est délicieuse à suivre, jusqu’à la scène finale du tome 2, où on lui tire notre chapeau : respect ! (nous, on se serait jeté sur le jeune homme en question sans réfléchir, mais pas elle ! non, non, un peu de tenue, bon sens !).

Atteinte, encore, par la palette de personnages principaux et secondaires, et une palme d’or spéciale au « boulet » de l’année, extraordinaire dans son rôle de pot de colle empêcheur de tourner en rond ! j’ai cité le duc de Selburn. Lord Carlston, lui, est d’un autre style, très mystérieux (et il entend le rester…).

Atteinte donc en plein coeur pour ces deux tomes à classer pour moi dans le registre « fantasy féministe », GRL PWR !

fannyLady Helen, Le club des mauvais jours (t.1) et Le pacte des mauvais jours (t.2) par Alison Goodman. Gallimard Jeunesse, 2016-2017.

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Le courage qu’il faut aux rivières

Spécial rentrée littéraire. Coup de coeur de Fanny.

Note : 4/5.

Le courage qu'il faut aux rivières

Premier roman d’une jeune auteure trentenaire et coup de coeur de mon libraire, ce récit vous emporte dans un pays des Balkans, où les femmes peuvent devenir des hommes en prêtant serment et acquièrent ainsi tous les privilèges rattachés au sexe fort.

Emmanuelle Favier s’est inspirée du phénomène des vierges jurées pour écrire ce roman. Elle a créé une héroïne, Manushe, qui pour avoir refusé le mariage arrangé auquel elle était destinée, se trouve obligée de prêter serment de rester vierge toute sa vie, tout en devenant un homme. Arrive un jour au village un mystérieux homme, Adrian, qui va bouleverser la vie trop bien régie de Manushe.

Si j’ai pu avoir peur de tomber sur un style documentaire, j’ai rapidement été rassurée par l’auteure qui m’a embarquée dans une atmosphère rêveuse et poétique, violente et douce, brutale et émouvante, jouant sans cesse sur l’ambiguïté féminin/masculin, nous perdant dans les identités et les genres, avec des personnages dont on ne sait plus vraiment s’ils sont femme ou homme. L’auteure joue également entre passé et présent, entre réalité et souvenir, alternant les points de vue de ces personnages tout au long du récit.

C’est l’histoire universelle du genre féminin qui est racontée ici, où seuls les hommes ont le choix de leur vie et de leur destinée, et si une femme se rebelle, elle ne peut finalement que devenir un homme. C’est l’histoire des femmes dans toute la splendeur de leur tragique destinée humaine, où chaque personnage féminin du roman porte une part du drame lié à leur sexe : violée, battue, prostituée, trompée, niée, tuée. C’est une histoire également de sexualité, de désir, d’altérité trompeuse et pourtant si vraie ; une magnifique histoire d’amour en somme.

Les mots coulent comme une rivière paisible entre vos doigts et le rythme hypnotique de cette histoire ne peut que vous emporter à travers une lecture qui vous laissera des petits pincements au coeur, même après avoir refermé ce livre.

fannyLe courage qu’il faut aux rivières, par Emmanuelle Favier. Chez Albin Michel, 2017.

Dans une coque de noix

Un huis-clos malin dans un vagin !

Note : 4/5.

Dans une coque de noix

Dans une coque de noix est l’un des livres emportés dans nos valises de vacances. Chaque soir, dans nos chaises longues, nous attendions la nuit en bouquinant, avec vue sur les Causses de Lozère. Nous allumions des bougies et nous embarquions dans nos lectures, le ventre plein d’aligot-saucisse. C’était  mon tendre qui avait ce roman dans les mains, de mon côté je ne me souviens déjà plus de ce que je lisais. J’entendais des rires soudains, les pages tourner régulièrement, je sentais une concentration joyeuse émaner de la chaise d’à côté.

J’étais intriguée, aussi quand le livre fut posé sur une étagère, au retour, je l’ai pris avec moi. De l’extérieur et avant lecture : je voyais ce livre comme un exercice littéraire, un peu artificiel, par un auteur déjà célèbre, qui a toute liberté pour créer une petite fantaisie érudite. J’avais compris que le héros de l’histoire n’a même pas de nom, car c’est un foetus dans le ventre de sa mère, laquelle fomente de sombres projets. Le quatrième de couverture, sans ciller, parlait même d’une « brillante réécriture d’Hamlet in utero« . Autant dire qu’on connaît déjà une bonne partie de l’histoire avant même de la lire – comme une bonne vieille tragédie. Sauf qu’on est au XXIe s, et que la tragédie devient tragi-comédie, voire théâtre de boulevard, et qu’on n’est pas sûrs que tout le monde meure à la fin – je vous laisse lire, pour voir.

Après lecture : indéniablement bien troussé, drôle souvent. On voit tout le savoir-faire d’un écrivain à l’aise dans ses mocassins. La narration depuis l’utérus de l’intrigante est saisissante. La palette des sensations est riche et imaginative, pour un narrateur privé de vue et de toucher. Bien sûr le bébé a l’intelligence d’un homme mûr – d’où les développements littéraires, l’analyse de l’état du monde qui fait mouche, le palais subtil de l’amateur de bons vins, les piques au milieu littéraire – on devine bien sûr l’écrivain, parfois un peu trop présent, dans les pensées du bébé. Mais le récit avance allègrement, les personnages sont bien superbes comme il faut dans leur médiocrité humaine, et on lit le tout presque d’un trait, comme un bon cru.

J’ai aussi apprécié à la lecture le lexique et le style assez soutenus, le tout enchâssé dans une syntaxe fluide, adaptée à nos goûts actuels – on a en effet du mal pour la plupart d’entre nous, de nos jours, avec les longues phrases tarabiscotées et les descriptions interminables. C’est donc un livre qui se déguste, entre deux bouquins plus résistants, et qui passe aisément de main en main.

justine3Dans une coque de noix, par Ian McEwan. Collection du Monde Entier, Gallimard, 2017.

 

La Fille-Sortilège

Un univers de magie sombre et décadent, pour une héroïne modèle de courage et de détermination.

Note : 4/5.

La Fille-Sortilège

Voilà plusieurs mois que j’avais envie de découvrir cette auteure française, qui trempe sa plume dans les registres jeunesse et fantastique. Mon libraire avait mis l’un de ses livres en exposition dans le rayon science-fiction, ce fut donc l’occasion rêvée.

Dans la Fille-Sortilège, Marie Pavlenko a créé la Cité des Six, un univers dur, sombre, mais vibrant de magie, autour de son héroïne âgée de 17 ans, Erine. On retrouve ici quelques classiques du genre dystopique : une société organisée en clans, une initiation, des héros vivants à la marge et qui vont défier l’ordre établi… mais sous ces dehors de déjà-vu se cachent en fait des ressorts originaux dans la façon de conter l’histoire, de faire vivre ses personnages. Point de quête amoureuse, ou de romantisme niais, Erine déterre des cadavres la nuit, c’est brutal, minéral, reflet de violences cachées de cette société. Elle est aidée d’un jeune garçon qu’elle a recueilli dans la rue, et son objectif premier est de survivre. La vie de misère d’Erine va être bouleversée par une épidémie aux origines douteuses, et elle va se retrouver contre son gré au coeur de ce complot, pour découvrir ensuite une terrible vérité sur la Cité des Six.

J’ai vraiment apprécié certains personnages – dont un par ailleurs était mort – mais l’auteure a réussi à la faire vivre tout au long du roman à travers Erine, et il me semblait parfois mieux le connaître que certains personnages bien vivants. Donc un coup de coeur pour Malcor, celui qui a initié Erine à ce travail lugubre !

Seul petit reproche de ma part, l’auteure a une écriture trop descriptive à mon goût et l’action met un peu de temps à se mettre en place, mais certains apprécieront vraiment que le décor soit planté de façon si bien amenée cependant, soutenu par une écriture vraiment agréable et qui sait vous transporter au coeur de cet univers.

Je poursuivrai avec enthousiasme la découverte de cette auteure ! Je vous la recommande également.

fannyLa Fille-Sortilège, par Marie Pavlenko. 2013. Edité en poche dans la collection Folio SF en 2017.

 

Dictionnaire visuel des arbres et arbustes communs

Un guide très pratique, pour commencer à être à même de comprendre un peu mieux ce qui nous entoure quand on se balade !

Note : 4/5.

Dictionnaire des arbres

Je l’avoue sans fard : je suis une quiche pour tout ce qui concerne la nature. C’est-à-dire tout ce qui nous entoure, l’écosystème, les bêtes, les plantes, les cailloux, tout ça… Et ça me frustre de plus en plus, parce que j’ai appris plein de choses à l’école primaire, que j’ai oubliées depuis, et je vis depuis des années et des années dans des grandes villes, où l’on ne pense que très rarement aux arbres, aux fleurs, aux nuages et à la lune. Cet été, à peine étais-je capable de reconnaître les chênes – grâce à leurs glands – et les platanes de Sully le long des routes.

Je me suis rendue dans la grande librairie du coin, pour chercher un livre qui me permettrait facilement d’identifier ce qui m’entoure. Pas besoin d’infos sur le concombrier du Vénézuela  ou les palmiers de Sibérie, juste les cyprès, les hêtres, les ormes et autres arbres de nos latitudes.

La littérature botanique est florissante, on trouve de tout, apparemment de qualité très inégale. Les ouvrages sur les arbres se répartissaient en différentes tendances. D’abord, les beaux livres, richement illustrés, mais avec une claire orientation esthétique et anecdotique. Bien pour un cadeau, mais pas très adapté à mon besoin.

La deuxième tendance, ce sont les encyclopédies des arbres, comme le Larousse des arbres, qui semble être une référence, mais j’ai trouvé ça difficile d’approche pour une néophyte : les titres d’articles désignent les arbres avec leur nom scientifique en latin, toutes les plantes du monde sont concernées, et la plupart des articles ne sont pas accompagnés d’illustrations ! Comment faire, alors, pour les reconnaître ? Ce type d’ouvrage est déjà un cran au-dessus de ce dont j’ai besoin, puisque je me situe au niveau « ras des paquerêttes ».

Une autre catégorie d’ouvrages, plus littéraire, explore les histoires, mythes, propriétés et la vie des arbres : soit sur un modèle abécédaire, soit sous la forme d’essais, comme le best-seller La vie secrète des arbres, de Peter Wohlleben, qui croule sous les critiques de lecteurs enchantés et qui donne envie. Mais là on est carrément au niveau « Jedi des arbres », et bien sûr, il n’y a presque pas d’images, alors que c’est bien d’un imagier dont j’ai besoin.

L’étagère consacrée aux arbres se terminait heureusement sur mon sésame, encore emballé sous cellophane. Ce dictionnaire de Maurice Reille, dont on retrouve les contenus illustrés sur le site Arbres de Lozère, est un dictionnaire de botanique accessible à tous, basé sur le visuel et recensant les plantes de nos contrées. Il est édité par Ulmer, une maison d’édition spécialisée dans les plantes et jardins, qui a sorti deux autres ouvrages par le même auteur : Dictionnaire visuel de botanique, Dictionnaire visuel des plantes de la garrigue et du Midi.

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C’est le nom usuel de l’arbre qui désigne chaque article, qui décrit les caractéristiques de l’arbres, en déclinant chaque aspect avec une photo : vue d’ensemble, troncs ou racines, écorces, feuilles, fleurs, fruits. Voilà un excellent outil pour commencer en botanique, agréable à regarder chez soi avant de partir en balade, fort utile pour la première étape de la compréhension : l’identification et la description. Encore un peu et je vais commencer un herbier !!

justine3Dictionnaire visuel des arbres et arbustes communs, par Maurice Reille, Editions Ulmer, 2015.

 

Faillir être flingué

Un western à la fois drôle, dur, magique, attachant… A ne surtout pas rater !

Note : 5/5

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Le titre me titillait la mémoire… un titre qui fait postillonner quand on le prononce, dont les médias avaient un peu parlé… Ah oui ! Le prix du livre Inter 2014.

Faillir être flingué est un western « des origines » : des territoires intégralement vierges, des Indiens encore libres de circuler et de vivre à leur façon, la naissance d’une ville à partir de cahutes enracinées dans la boue, l’installation progressive de la civilisation au milieu de nulle part, des vraies brutes cruelles et sales, des flingues, et contre tout probabilité : quelque chose qui se construit dans l’Ouest sauvage.

La galerie de personnages est tout simplement extraordinaire : ils sont tous attachants à leur façon, ils sont variés, ils construisent quelque chose dont ils ignorent tout. On ne se situe pas que du point de vue des colons, on se promène entre Indiens, blancs, chinois… L’un n’a qu’une idée en arrivant dans la ville naissante : ouvrir une maison de bains. L’autre s’est fait dépouiller à deux reprises de ses biens – dont son cheval, alors qu’il n’est pas un piéton ! – et ne songe qu’à se venger. La troisième organise des concours de tir de fusil dans les portes de son saloon / bordel pour créer un peu d’animation pour ses clients. Eau-qui-court-sur-la-plaine prodigue ses talents un peu magiques au gré de ses errances et déplacements.

Tout le monde se croise, échange, se transforme, commerce, s’adapte, comme si le lieu dans lequel tout le monde évolue était un incubateur de possibles. La narration va vite, c’est souvent drôle (on peut penser au film Maverick), il y a de l’action, des fusillades, c’est également parfois dramatique, subtile…

Un très chouette livre, très divertissant, qui fait du bien et qui donne à penser ou à rêver après l’avoir refermé.

Faillir être flingué, par Céline Minard. Rivages, 2013.alice

 

Déracinée

 » Notre Dragon ne mange pas les filles qu’il emporte »

Note : 3/5.

Dércinée_avril 2017

Cette phrase est celle figurant en haut du 4ème de couverture, vous pensez bien qu’elle m’a fortement intriguée… S’il ne les mange pas, qu’en fait-il donc ???

Le libraire de nos vacances m’a tout de suite conseillé ce livre, me voyant errer comme une âme en peine dans le rayon heroïc fantasy (en pénitence plutôt, j’essayais d’éviter le rayon ado juste à côté).

« Déracinée » m’a sauté aux yeux avec sa très jolie couverture.

Ma soeur me dit toujours : un titre avec un seul mot (genre, au hasard, un adjectif au féminin), c’est toujours suspect (sous-entendre, c’est encore un livre cul cul pour ados), donc j’ai hésité, de peur de retomber dans mes travers.

« Il faut aimer la magie, la vraie magie », m’a dit le gentil libraire en guise d’avertissement. « Oh, ça tombe bien, je n’aime que ça », lui ai-je répondu !

« Ce livre a reçu plein de prix », a-t-il ajouté doctement. « Oh, il doit être bon, alors ! » (bon, j’ai lu les intitulés des prix, je n’en connaissais aucun : ça vous dit, vous ? : les prix Nebula, Locus, British Fantasy ? et finaliste du prix Hugo).

Et puis, je voulais savoir ce que faisait le Dragon des jeunes filles…

Donc, c’est un livre de magie, de la magie de contes pour enfants qui font peur. Tous les noms de personnages et de lieux sont de consonance polonaise, on rencontre même Baba Yaga.

Vous avez tous les ingrédients : une paysanne, un sorcier brutal et sans coeur (bon, il a plus de 100 ans d’âge, mais il ressemble à un jeune homme de 20 ans), un royaume à sauver d’une force maléfique vivant dans le Bois.

Le Dragon (sorcier, seigneur et protecteur de la magie funeste du Bois) quitte sa Tour tous les 10 ans pour venir chercher dans la Vallée une jeune fille de 17 ans, qu’il relâchera ensuite. Mais qu’en fait-il donc durant ce temps ? Que toutes celles qui pensent à des propositions malhonnêtes oublient immédiatement, le Dragon est aussi romantique qu’un bout de bois ! Non, seule sa magie lui importe, et ces jeunes filles endossent un rôle bien particulier qui nous est dévoilé au fil des pages.

J’ai beaucoup apprécié Agnieszka, l’héroïne. Elle est du genre « nature », elle est toujours pleine de taches, les vêtements sales et déchirés, n’en a rien à faire de son apparence, bref ne se la joue pas du tout princesse (qu’elle n’est pas d’ailleurs). Elle est originale, ne rentre pas dans les cases, et refuse les carcans, tout en restant humble.

C’est un joli conte fantastique, assez classique dans son thème, bien écrit et agréable à lire. « Un livre enchanteur », selon Robin Hobb.

fannyDéracinée, par Naomi Novik, éditions Pygmalion ( 2017).