La 5ème vague

Vivez la fin du monde en direct !

Note : 4/5

La 5ème vague

Fan de dystopie :  voici la critique du premier tome d’une trilogie plutôt « young-adult » rayon ados et science-fiction.

Ce livre recèle pour moi une originalité par rapport aux autres romans pour ados et dystopies que j’ai lus jusqu’à maintenant. Habituellement, l’action se situe dans un univers post-apocalyptique, où une héroïne va se rebeller contre le nouveau système politique, qui, sous couvert de survie et bien-être de la population rescapée, n’est en fait qu’une dictature plus ou moins sanguinaire.

Dans la 5ème vague, nous vivons en direct la fin du monde à travers les yeux d’une héroïne prénommée Cassie. De jeune ado vivant sa petite vie tranquille au lycée entre sa famille, ses amies et ses premiers flirts, elle va se retrouver seule après les quatre premières vagues d’attaques qui ont tué 7 milliards d’humains, à tenter de survivre dans les bois avec comme seuls compagnons une arme de guerre et un nounours… Je remercie notre héroïne de ne pas avoir eu l’ambition démesurée et ridicule de vouloir sauver la Terre des envahisseurs (enfin, c’est peut être pour le tome 2…). Non, son objectif est plus humble et « humain » : ses parents sont morts et elle a fait la promesse à son petit frère de le retrouver (je ne vous dévoile pas dans quelles circonstances il a été kidnappé…).

Cette apocalypse est orchestrée par des forces extra-terrestres obscures, dont Cassie ignore totalement l’apparence (c’est d’ailleurs un des éléments de suspense intéressant de ce livre : qui sont-ils ? Où sont-ils ? Que veulent-ils ?). L’auteur nous dévoile également les points de vue d’autres personnages, ce qui permet de donner une vision à 360° des événements, en nous embrouillant bien sûr encore un peu plus au passage… Et bien sûr n’oublions pas l’histoire d’amour inévitable, mais qui reste bien intégrée dans l’histoire et ne prend pas le pas sur les événements.

Dernière touche, la plus marquante de ce livre pour moi : une violence assez prononcée, ce qui m’incite à recommander ce livre plutôt pour un public averti. Les premières pages vous percutent et vous plongent dans l’ambiance sans préavis. On se doutait que la fin du monde n’allait pas se dérouler gentiment, mais là l’auteur n’y va pas de main morte. Meurtres, exterminations de masse, enlèvements, pandémies mortelles… il y a le choix… avec un vocabulaire parfois un peu cru, trash, direct.

Extrait de la 1ère scène :

« J’ai entendu quelqu’un crier, mais ce n’était pas lui, cet inconnu affalé là qui poussait un hurlement, mais moi, moi et tous les humains encore vivants – s’il en existait toujours -, sans défense, sans plus aucun espoir, stupides humains que nous sommes, parce que nous nous sommes plantés, nous nous somme foutrement plantés. Il n’y a aucun essaim d’extraterrestre descendant du ciel dans leurs soucoupes volantes, ni de grands robots de métal comme dans Star Wars, ni d’adorables petites créatures ridées comme E.T. qui voulait juste ramasser quelques feuilles sur la Terre, avaler des poignées de bonbons multicolores et rentrer chez lui. Non, ça ne finit pas ainsi.

Pas du tout.

Ca finit avec deux individus s’entretuant entre des frigos vides, dans la lumière déclinante d’un soir d’été. »

fannyLa 5ème vague (t.1), de Rick YANCEY. Robert Laffont, 2013.

Lastman

Un manga à la française sympa pas que pour les ado.

Note : 3,5/5

 

Lastman couv 1

Pourquoi ce choix :

Pour ma première incursion dans l’univers des mangas, je me suis orientée vers  «Lastman ». Mon choix fut très simple : j’avais vu fin janvier un reportage sur les auteurs du sus-cité manga, qui racontaient leur histoire de baston. Le public visé était selon eux les teens mais les parents se laissaient gagner par la contagion. En me rendant à la bibliothèque quelques jours après je suis tombée sur leur livre mis en avant dans un présentoir : « Why not ?! » me suis-je dit. Eh oui, une vraie démarche de consommation primaire : la communication et le marketing, ça marche même pour les livres.

Le speech :

Au royaume, le grand tournois de lutte se prépare mais une nouveauté pour cette année : les combattants devront se présenter en duo sous peine de ne pouvoir y participer. Voilà comment se résume la rencontre d’un grand gaillard Richard Aldana avec le petit Adrian Velba jeune combattant sans talent, qui s’est fait planté par son coéquipier le jour J. Vous suivrez la progression de ce duo incongru dans des combats ésotériques pour les locaux et simplement brutaux pour Aldana, ce dernier ne maîtrisant pas les us et coutumes ambiants. En parallèle, vous découvrirez plusieurs personnages gravitant autour du binôme : la mère d’Adrian, forte, belle et célibataire (mmmmh mais que va-t-il se passer dans le prochain numéro…), le professeur de combat de la ville, éperdument amoureux de la maman et un très beau duo de combattants sosies des frères Bogdanov.

Mon avis :

Pour revenir à ma petite histoire initiale, contrairement à ma 1ère impression lors du visionnage du reportage,  « Lastman » n’est pas qu’un manga pour les ado mâles. C’est une lecture rapide, sans prise de tête, et j’avoue avoir ri. Côté graphisme, il ne faut pas s’attendre à du Gauguin mais je ne pense pas que ce soit cela que l’on attende de ce type d’ouvrage. Il y a une bonne maîtrise de la représentation des mouvements lors des scènes de combats et le phrasé est efficace. En conclusion, je n’ai pas été déçue par mon choix, la preuve : j’enchaîne avec les prochains tomes. A ce jour, ils sont au nombre de 8.

Pour aller plus loin :

Si vous souhaitez en savoir plus sur l’univers de « Lastman », vous pouvez visiter la page officielle : https://www.facebook.com/LastmanlaSeriequiTabasse

Une version audiovisuelle est également en cours de préparation et sera diffusée sur France 4 début 2016.

 

Lamelieastman, tome 1 de Barak, Sanlaville et Vivès. Ed. Casterman, mars 2013.