La guerre des Clans

Critique de Margaux, 9 ans.

Note : 5/5.

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La guerre des Clans est un roman envoûtant, plein de suspens. Les chats de cette histoire ont beaucoup de courage pour pouvoir affronter les dangers qui les guettent. Le Clan de l’Ombre attaque et menace le Clan du Tonnerre. Le Clan résistera-t-il ?

Quand on commence, on ne s’arrête plus.

margauxLa guerre des Clans : retour à l’état sauvage, tome 1, par Erin Hunter. Pocket Jeunesse, 2007. Roman pour enfants de 9 à 12 ans.

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Saute

LE livre pour jouer avec les tout-petits

Note : 5/5

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Presque-panne de lecture cet été : j’ai relu quelques bouquins, beaucoup de BD de mon enfance chez ma mère, découvert 1 ou 2 livres qui ne m’ont pas assez plu pour être notés ici. Je me morigénais intérieurement : vacances d’été, et tu n’as pas lu Proust ? Pas fait de découverte ? Pas essayé un des livres des Mécaniques imaginaires ? C’est fin août, en vidant mes 2 sacs de livres pour enfants sur le comptoir de la médiathèque de mon village, que je me suis rendue compte que si, j’avais lu plein de nouveaux livres, des tonnes de nouveaux livres, dont plusieurs méritaient largement un 5/5. Bon, ma fille a 1 an et 1/2, donc certains de ses choix ne vont vous plaire, mais parmi toutes ses lectures se trouvent quelques bijoux qui lui plaisent autant qu’à nous, et que je serais ravie de vous faire découvrir. Une idée pour vos futurs cadeaux de naissance ?

La star incontestée de ces lectures : Saute, de Tatsuhide Matsuoka. Sur l’idée du photographe Philippe Halsman, qui photographiait des célébrités en train de sauter en l’air. Ici, ce sont des animaux qui sautent : sur une page, ils prennent leur élan. La suivante, ils sauuuttent ! Et deviennent tout à fait rigolos. Les dessins sont géniaux, avec une touche d’exotisme qui perturbe un peu nos habitudes visuelles. Il y a même du suspens : l’escargot parviendra-t-il à sauter ?? Il faudrait nous filmer quand on lui lit : on fait sauter le livre, on saute aussi, ma fille s’éclate… Seul reproche : c’est trop court !

Heureusement, Tatsuhide Matsuoka a poursuivi l’exercice avec Roule, dont vous avez tout de suite compris le principe.

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J’adore l’écureuil qui est très beau (bien roulé ??!) ; j’ai découvert qu’un cloporte savait très bien rouler ! Et dans les dernières pages, Matsuoka a la bonne idée de faire rouler un bébé et son doudou… ce que nous nous empressons de faire à chaque fois.

De la lecture plaisir, quoi ! De la lecture-action !

Saute et Roule, par Tatsuhide Matsuoka. L’école des loisirs, 2014 et 2016.alice

Les cahiers d’Esther

Dans la tête d’une fillette de 10 ans.

Note : 5/5

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Dans cette BD, Riad Sattouf raconte le quotidien d’Esther, jeune parisienne de 10 ans. Chaque planche relate une histoire, dite avec les mots d’Esther. On a vraiment l’impression d’entendre cette fillette, pour qui tous les garçons sont « nuls » (surtout son grand frère) et dont le plus grand drame existentiel est de ne pas avoir le droit d’avoir un IPhone 6 avant le collège. C’est d’ailleurs bien le seul reproche qu’elle fasse à son père, qu’elle adore d’amour. Esther écoute Kendji Girac, qui est « gitanau », elle ne sait pas trop ce que ça veut dire, mais elle l’adore car il est « sensuel ». Esther est scolarisée dans une école privée car ses parents pensent que c’est mieux pour les filles, mais son frère va à l’école publique. Son plus grand drame existentiel, quant à lui, est de ne pas avoir le droit d’avoir une coupe de cheveux de footballeur !

On suit Esther tout au long de l’année de ses 10 ans : les vacances chez sa grand-mère à la campagne, qui lui fait découvrir Balavoine, un chanteur « trop trop vieux » mais qui a une voix « magnifique », à l’école où les garçons jouent de leur côté, sauf Mitchell qui colle les filles et se fait rembarrer systématiquement parce qu’il est trop nul (et le lecteur a trop de peine pour lui), en colo où elle sort avec un garçon (pendant au moins 15 minutes) et rencontre sa nouvelle meilleure copine qui ne veut pas qu’on l’appelle par son vrai prénom… La naïveté et la spontanéité d’Esther sont rafraichissantes, mais on tremble aussi devant la cruauté des enfants entre eux.

Le projet de Riad Sattouf est de continuer cette entreprise quasi-documentaire et de suivre Esther pendant 10 ans : vivement les histoires de son adolescence, ça promet d’être croustillant !

claireLes cahiers d’Esther : histoires de mes 10 ans, par Riad SATTOUF, Allary Editions, 2016.

 

 

Secrets d’étoffes

Un beau livre de contes aux superbes dessins pour émerveiller des enfants.

Note : 4/5

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Portée par l’envie de faire un cadeau à ma filleule de 10 ans, me voici devant les étagères de la grande bibliothèque du Havre. Je parcours le rayon jeunesse, à la recherche d’un roman adapté, mais pour quelle raison, je ne sais, tous me tombent des mains. Je me tourne alors vers les livres illustrés à vocation pédagogique : dinosaures, histoire de France en 150 planches ? Oh non, elle a déjà tout cela ! Et j’ai envie d’autre chose, plus vivant, plus coloré, plus en accord avec mon état d’esprit du jour et aux émotions que j’aimerais lui envoyer. Trois tours sur place, j’ouvre grand les yeux, prête à capter des couleurs et des formes qui me plairont … oui, voilà, je l’ai vu. Comment a-t-il pu m’échapper au premier abord ? Ce grand livre de contes illustrés est immense ! Je m’approche, touche la couverture de tissu et j’imagine déjà l’enfant ouvrir grand les bras pour en tourner les pages, ce que je fais immédiatement.

Les superbes illustrations qu’il contient me séduisent immédiatement : tout prête à la rêverie dans ces lignes qui mettent en scène les contes dont le fil conducteur est le tissu. Si nous y pensons en effet, les contes traditionnels laissent toujours une place aux descriptions des vêtements. Peau d’âne et ses trois robes, Le petit chaperon rouge, mais encore des centaines d’autres contes de tous les continents, tirés des Mille et une nuits et d’autres recueils qui me sont inconnus, évoquent des parures, la confection d’un vêtement précieux ou symbolique ou encore la survenue d’un événement lors d’une fête où tous les convives portent des tenues de cérémonie.

Claude Fauque et Anne Lascoux, les deux auteures se sont unies pour écrire et réécrire des contes, en en modifiant l’angle de vue pour mettre en avant la part des tissus et du textile dans ces récits. Il est courant de parler de la « trame » d’une histoire et ces deux passionnées des étoffes ont pris cette image au pied de la lettre en les abordant par le prisme des textiles.

Claude Fauque a plusieurs ouvrages à son actif : Les mots du textile, Les mots du costume, chez Belin, La broderie, splendeurs, mystères et rituels d’un art universel, paru en 2007 aux éditions La Martinière, et des ouvrages consacrés à un tissu particulier : Le lin, La soie, aux éditions Gallimard dans la collection Droit fil. J’ai déjà lu plusieurs de ses ouvrages c’est aussi la raison pour laquelle j’ai eu envie d’offrir le livre.

Anne Lascoux est artiste et conteuse après une expérience de quinze ans comme orthophoniste, sa biographie la décrit comme passionnée par les mots et les histoires.

L’autre raison pour laquelle j’ai voulu donner ce livre à ma filleule est la suivante : je me souviens parfaitement qu’à une période entre l’enfance et l’adolescence je lisais énormément de contes, de tous les pays et de récits de mythologie, avec une sorte d’avidité. Pourquoi ? je ne sais pas, mais je me souviens avoir à ce moment découvert avec étonnement et enchantement que certains récits se croisaient : les contes polynésiens d’îles englouties me faisaient étrangement penser à la ville d’Ys, les histoires de filles de rois aux amours impossibles, les épreuves rencontrées par le héros, tout cela répondait aux contes traditionnels de Perrault et Grimm, que j’avais commencé à lire dans leur version originale, brutale et sans filtre.

Et je dirais que c’est à ce moment dans mes réflexions que je suis chagrinée par ce livre. J’ai lu les contes et ils m’ont laissée sur ma faim. Ils sont peut-être un peu trop écourtés, pour des raisons de mise en page sans doute ? Mais certains développements m’ont paru manquer, ou bien j’ai eu l’impression que des contes étaient aseptisés. A vrai dire, la réécriture est faite avec plus ou moins de bonheur selon l’histoire et le parti-pris est assumé cela est certain. Cependant j’ai eu la mauvaise sensation – parfois, de récits un peu vidés de leur substance. Habituellement, il se dégage une morale dans un conte, qui peut tomber comme un couperet comme dans La mort marraine des frères Grimm. Je crois que la volonté de captiver en restant centré sur les tissus et en voulant s’adresser aux enfants a conduit les auteurs à rester parfois en surface. Mais pour tempérer cette critique, je crois justement qu’aborder les contes à travers les étoffes leur donne un  nouvel aspect symbolique et que cela ajoute du sens à ces histoires, en les rendant plus proches au sens physique du terme, car nous abordons les tissus par le toucher en priorité.

Mais le regard d’un enfant sera bien sûr différent du mien et surtout, les dessins soutiennent admirablement tous les récits. L’imagière, Charlotte Gastaud – je la nomme ainsi car sur la couverture il est écrit « images » et non « illustrations » – tracent à elles seules de nouvelles histoires et ajoutent des couches de sens. Il y a des dessins en noir et or intégrés aux textes et des planches complètes en couleurs vraiment propices au voyage. Les couleurs sont éclatantes, il y a un réseau compliqué de formes inspirées bien sûr des motifs des tissus, bref allez les regarder, c’est un plaisir !

Le livre se conclu sur un historique des tissus, bien fait et intéressant, qui permet de s’approprier tout le vocabulaire et de comprendre certains aspects des contes qui auraient pu échapper au jeune lecteur et tout simplement d’apprendre et d’étendre ses connaissances.

Il s’agit d’un beau livre à offrir qui fera je l’espère grand plaisir à sa destinataire !

sophieSecrets d’étoffes par Claude Fauque, Annie Lascoux, Charlotte Gastaut. Albin Michel, 2015.

 

Rose

Un roman plein de magie, à lire seul ou avec ses parents (critique écrite par Margaux, 9 ans).

Note : 5/5

Rose_février 2016

Une petite orpheline de 10 ans découvre un jour qu’elle possède des pouvoirs magiques. Elle quitte donc son orphelinat suivre les cours de magie enseignés par M. Fountain, le maître de maison. Et c’est ainsi que Rose vécut presque toutes ces aventures exceptionnelles (dans les 4 tomes).

Le roman de Rose était plein de magie et d’aventures. J’ai adoré quand Rose, Monsieur Fountain et quelques-uns de ses amis sont partis à Venise. J’ai adoré le dernier tome, car c’était dangereux mais important, émouvant aussi.

Les 4 tomes sont :

la maison du magicien

la princesse disparue

le masque vénitien

le fantôme du miroir

 

margauxSérie « Rose », de Holly WEBB. T. 1 La maison du magicien, T. 2 La princesse disparue, T. 3 Le masque vénitien, T. 4 Le fantôme des miroirs. Flammarion.